dimanche 20 août 2017

Oser être heureux - Jacques Salomé



Oser être heureux
c'est accepter de l'être tout de suite.
Oui ! sans conditions, à l'aube de chaque instant,
en étant capable d'accueillir simplement
l'inouï du présent.
Être heureux c'est savoir entrer dans le fragile
et l'éphémère de l'événement, de s'accorder avec lui
dans le meilleur de ce qu'il recèle.
Etre heureux c'est être à la fois le réceptacle et
le don dans l'immédiateté d'un regard,
l'intensité d'une intention, la liberté d'un geste.
La clef du bien-être ne doit pas être confondue
avec la recherche du bonheur,
elle est dans l'acceptation inconditionnelle
du meilleur de soi dans la rencontre
avec le meilleur de l'autre
Quand je sais dire oui ou non,
sans me blesser ou me culpabiliser.
Quand je sais entendre et recevoir
le oui ou le non de l'autre comme étant bien le sien.
Quand je sais sans réticence accepter mes possibles
et me différencier de ceux de l'autre.
Quand je sais me respecter et me définir
face aux valeurs et croyances parfois
si éloignées des miennes.
Un bonheur se reçoit et s'amplifie
dans l'imprévu d'une rencontre,
dans le rire d'un partage,
dans l'étonnement d'un abandon.
Quand je cherche à l'emprisonner
dans la répétition ou l'exigence,
il se dérobe et se perd à jamais.

samedi 19 août 2017

Le cadeau parfait - Jacques Salomé


J'avais parcouru plusieurs rues, traversé beaucoup de magasins, feuilleté des tas de catalogues pour trouver le cadeau parfait en ces temps d'anniversaire, pour l'un de mes enfants. Après de longues soirées d'hésitation, des temps sans fin d'intenses réflexions, j'étais épuisé, incertain, encore plus dubitatif sur le bien fondé des cadeaux !

Alors, j'ai enfin pensé à demander à ma fille ce qu'elle aurait voulu avoir, elle ! Voici la liste des cadeaux qu'elle m'a suggérée de son écriture à la fois ferme et fragile, sur une grande page blanche.

Papa, j'aimerais être Chiffounette, notre petite chatte, pour être prise moi aussi spontanément dans tes bras, câlinée, chaque fois que tu reviens à la maison...

J'aimerais être un baladeur pour me sentir parfois écoutée par toi sans aucune distraction, n'ayant que mes paroles au bout de tes oreilles pour fredonner l'écho de ma solitude, de mes chagrins ou de mes joies et de mes enthousiasmes.

J'aimerais être le gros journal, que tu lis. Que tu prennes un peu de temps pour me parcourir chaque jour de tes yeux rêveurs ou interrogatifs, en prenant de mes nouvelles, ou en t'informant de l'état de mon pays intérieur, des océans de mes rêves, des tempêtes de mes projets...

J'aimerais être une télévision, pour ne jamais m'endormir le soir sans avoir été au moins une fois regardée avec intérêt...

J'aimerais être l'équipe de la coupe Davis pour toi mon Papa, afin de te voir t'enflammer de joie après chacune de mes victoires.

J'aimerais aussi être un roman pour toi, Maman, afin que tu puisses me lire et découvrir sans te presser, sans être bousculée par mille choses, mes émotions, les chemins secrets de mes amours et de mes doutes.

A bien y penser cependant, je n'aimerais être au fond qu'une seule chose, un cadeau inestimable pour vous deux.

Ne m'achetez rien, permettez-moi seulement de sentir que je suis votre enfant... et que, quoiqu'il arrive, vous pouvez m'assurez que vous resterez toujours... mes parents.

vendredi 18 août 2017

Le magicien des peurs - Jacques Salomé


Il était une fois, une seule fois, dans un des pays de notre monde, un homme que tous appelaient le Magicien des Peurs.

Ce qu’il faut savoir, avant d’en dire plus, c’est que toutes les femmes, tous les hommes et tous les enfants de ce pays étaient habités par des peurs innombrables.
Peurs très anciennes, venues du fond de l’humanité, quand les hommes ne connaissaient pas encore le rire, l’abandon, la confiance et l’amour.
Peurs plus récentes, issues de l’enfance de chacun, quand l’incompréhensible de la réalité se heurte à l’innocence d’un regard à l’étonnement d’une parole, à l’émerveillement d’un geste ou à l’épuisement d’un sourire.

Ce qui est sûr, c’est que chacun, dès qu’il entendait parler du Magicien des Peurs, n’hésitait pas à entreprendre un long voyage pour le rencontrer. Espérant ainsi pouvoir faire disparaître, supprimer les peurs qu’il ou elle portait dans son corps, dans sa tête.

Nul ne savait comment se déroulait la rencontre. Il y avait chez ceux qui revenaient du voyage, beaucoup de pudeur à partager ce qu’ils avaient vécu. Ce qui est certain, c’est que le voyage du retour était toujours plus long que celui de l’aller.

Un jour, un enfant révéla le secret du Magicien des Peurs. Mais ce qu’il en dit parut si simple, si incroyablement simple, que personne ne le crut.

« Il est venu vers moi, raconta-t-il, m’a pris les deux mains dans les siennes et m’a chuchoté :
– “Derrière chaque peur, il y a un désir. Il y a toujours un désir sous chaque peur, aussi petite ou aussi terrifiante soit-elle ! Il y a toujours un désir, sache-le”.
Il avait sa bouche tout près de mon oreille et il sentait le pain d’épices » confirma l’enfant.
« Il m’a dit aussi :
– “Nous passons notre vie à cacher nos désirs, c’est pour cela qu’il y a tant de peurs dans le monde. Mon travail, et mon seul secret, c’est de permettre à chacun d’oser retrouver, d’oser entendre et d’oser respecter le désir qu’il y a sous chacune de ses peurs”.

L’enfant, en racontant tout cela, sentait bien que personne ne le croyait. Et il se mit à douter à nouveau de ses propres désirs.

Ce ne fut que bien des années plus tard qu’il retrouva la liberté de les entendre, de les accepter en lui.

Cependant, un jour, un homme décida de mettre le Magicien des Peurs en difficulté.
Oui, il voulait le mettre en échec. Il fit le voyage, vint à lui avec une peur qu’il énonça ainsi :
“- J’ai peur de mes désirs !”
Le Magicien des Peurs lui demanda :
“- Peux-tu me dire le désir le plus terrifiant qu’il y a en toi ?
– J’ai le désir de ne jamais mourir, murmura l’homme.
– En effet, c’est un désir terrible et fantastique que tu as là.”

Puis, après un temps de silence, le Magicien des Peurs suggéra :
“- Et quelle est la peur qu’il y a en toi, derrière ce désir ? Car derrière chaque désir, il y a aussi une peur qui s’abrite et parfois même plusieurs peurs.”

L ‘homme dit d’un seul trait :
“- J’ai peur de ne pas avoir le temps de vivre toute ma vie.
– Et quel est le désir de cette peur ?
– Je voudrais vivre chaque instant de ma vie, de la façon la plus intense, la plus vivante, la plus joyeuse, sans rien gaspiller.
– Voilà donc ton désir le plus redoutable”, murmura le Magicien des Peurs. “Ecoute-moi bien. Prends soin de ce désir, c’est un désir précieux, unique. Vivre chaque instant de sa vie de la façon la plus intense, la plus vivante, la plus joyeuse…, sans rien gaspiller, c’est un très beau désir. Si tu respectes ce désir, si tu lui fais une place réelle en toi, tu ne craindras plus de mourir. Vas, tu peux rentrer chez toi. “

Mais vous qui me lisez, qui m’écoutez, peut-être, vous allez tout de suite me dire :
“Alors chacun d’entre nous peut devenir un magicien des peurs”
Bien sûr, c’est possible, si chacun s’emploie à découvrir le désir qu’il y a en lui, sous chacune de ses peurs ! Oui, chacun de nous peut oser découvrir, dire ou proposer ses désirs, à la seule condition d’accepter que tous les désirs ne soient pas comblés. Chacun doit apprendre la différence entre un désir et sa réalisation…
“Alors, tous les désirs ne peuvent se réaliser, même si on le désire ?”
“Non, seulement certains. Et nul ne sait à l’avance lequel de ses désirs sera seulement entendu, lequel sera comblé, lequel sera rejeté, lequel sera agrandi jusqu´aux étoiles !
C’est cela, le grand secret de la vie. D’être imprévisible, jamais asservie et en même temps, immensément généreuse face aux désirs des humains.”

Des rumeurs disent que le Magicien des Peurs pourrait passer dans notre pays…

jeudi 17 août 2017

Lettre à l'intime de soi - Jacques Salomé



"Quand je te demande de m'écouter !


Quand je te demande de m'écouter et que tu commences à me donner des conseils, je ne me sens pas entendu.

Quand je te demande de m'écouter et que tu me poses des questions, quand tu argumentes  quand tu tentes de m'expliquer ce que je ressens ou ne devrais pas ressentir, je me sens agressé.

Quand je te demande de m'écouter et que tu t'empares de ce que je dis pour tenter de résoudre ce que tu crois être mon problème, aussi étrange que cela puisse paraître, je me sens parfois encore plus en perdition.

Si tu veux faire pour moi, tu contribues à ma peur, tu accentues mon inadéquation et peut-être renforces-tu ma dépendance.

Quand je te demande ton écoute, je te demande d'être là, au présent, dans cet instant si fragile où je me cherche dans une parole parfois maladroite, inquiétante, injuste ou chaotique. J'ai besoin de ton oreille, de ta tolérance, de ta patience pour me dire au plus difficile comme au plus léger.

Oui simplement m'écouter... sans excusation, ni accusation, sans dépossession de ma parole, sans tentative d'appropriation de ce que je te dis.

Écoute, écoute-moi quelquefois !

Tout ce que je te demande, c'est de m'écouter. Au plus proche de moi.
Simplement accueillir ce que je tente de te dire, ce que j'essaie de me dire car c'est cela le plus difficile.

Ne m'interromps pas dans mon murmure, n'aie pas peur de mes tâtonnements ou de mes imprécations. Mes contradictions comme mes accusations, aussi injustes soient-elles, sont importantes pour moi. Je ne me sers pas de toi, mais c'est vrai, j'ai besoin de toi à ce moment-là.

Par ton écoute, je tente de dire ma différence, j'essaie de me faire entendre surtout de moi-même. J'accède ainsi à une parole propre, à une parole mienne, celle dont j'ai été longtemps dépossédé.

Oh non ! Je n'ai pas besoin de conseils ou de rassurances dans ces moments-là! Je peux agir par moi-même et aussi me tromper. Je ne suis pas impuissant, parfois démuni, découragé, hésitant, pas toujours impotent.

Quand je me sens écouté, je peux enfin m'entendre.

Quand je me sens écouté, je peux entrer en relance. Établir des ponts, des passerelles, certes incertains et fragiles entre mon histoire et mes histoires, mais j'avance.

Je peux relier des événements, articuler entre elles des situations, donner du sens à des rencontres ou simplement accepter mes émotions.

Dans la trame de mes interrogations, tisser ainsi l'écoute de ma vie. Oui, ton écoute peut être passionnante

S'il te plaît écoute et entends-moi.

Et, si tu veux parler à ton tour, attends juste un instant, que je puisse terminer et je t'écouterai à mon tour, mieux, surtout si je me suis senti entendu dans cet espace de moi plus ouvert à toi."

mercredi 16 août 2017

Le conte de la femme en marche vers sa propre vie... Jacques Salomé


" Il était une fois une femme qui, après avoir traversé toute une vie de femme, habitée par différents amours, puis pas une relation essentielle avec un homme qui fut son mari, après avoir porté et élevé des enfants et exercé une profession passionnante, se retrouva au bord de l’existence, devant l’immense vide de sa solitude, celle de sa rencontre manquée avec elle-même.

Comment est-ce possible ? Comment se retrouver ainsi en solitude au mitan de sa vie, vide de projets, dévitalisée d’avoir trop donné, dépossédée de tous ses rêves car ils avaient été déposés en vain et à fonds perdus chez ceux qu’elle avait tant aimés ?

Comment continuer le chemin en se sentant habitée par une immense fatigue d’être, une profonde lassitude à simplement se réveiller le matin, à ouvrir les yeux, à respirer, se laver, s’habiller, affronter le regard aveugle de tant d’inconnus ? Comment avoir l’énergie d’esquisser des gestes qui n’ont plus de sens, de commencer quelques phrases avortées en imaginant tout de suite que demain est déjà périmé ?

Cela est plus fréquent qu’on ne peut l’imaginer dans le monde des femmes et des hommes d’aujourd’hui.

Au début elle manqua de vaciller devant la béance du désert de sa vie, la violence de la solitude, le vide de l’incompréhension qu’elle sentait tout autour d’elle. Souvent par la suite elle désespéra, quand des pensées malignes infectaient son corps, quand des douleurs tenaillaient son dos, déchiraient son ventre, harcelaient son cœur, quand son mal-être était si fort qu’elle imaginait ne pouvoir tenir debout, qu’elle aspirait à se coucher et mourir de lassitude et de désespoir de vivre.

Elle ne savait pas encore que sa vie n’attendait que ce moment pour se rappeler à elle. Une émotion, qui contenait tout un monde à elle seule, s’éveilla, remonta, chemina par des chemins secrets de sa sensibilité, jusqu’à sa conscience, vint éclore dans ses pensées pour devenir lueur, lumière, soleil avant de se transformer en énergie vivifiante.

Un matin, une petite phrase scintilla dans sa tête, dansa sous ses paupières, fredonna à ses oreilles : « Prends soin de ta vie, prends soin de ta vie, prends soin de ta vie… »

Mais d’autres voix, celles des vieux démons, des habitudes anciennes, vexées de se voir délogées par un courant de vie nouveau, tentèrent de prendre le dessus, de recouvrir la petite phrase par leur propre rengaine.
- Fais attention, en osant t’aventure sur le chemin de tes désirs, en voulant te découvrir toute seule, tu prends le risque de te perdre, de révéler des aspects de toi inacceptables.

-Tes désirs sont trompeurs.

- Tu crois avoir tout, tu n’as rien, tu n’es rien, tu n’as pas été capable de retenir ton mari, de garder tes enfants près de toi, de maintenir ton statut de femme aimée…

- Tu es en transformation, chantait la petite voix du début.

- Tu es affabulation, répétaient les voix d’une ancienne vie.

- Je peux m’aimer et me respecter.

- Pas du tout, tu as besoin d’être aimée, tu ne dois donner ton amour que si tu es aimée en retour !

- Je sens que je peux m’aimer et aimer sans avoir nécessairement un retour… pour le plaisir d’être.

- Non, ton cœur n’est pas suffisamment ouvert pour aimer, simplement aimer. Réfléchis bien, tu sais combien ton égo ne supporte pas de vivre le seul bien-être, le plaisir partagé. Il te faut ses sentiments, des serments, du solide, du durable à toute épreuve…

- Je ne suis ni dans le manque, ni dans le besoin, je suis dans le plein !

- Tu te montes la tête et bientôt tu regretteras, tu verras.

- Je suis musique, je recherche et je trouve mes accords.

- Tout est dérisoire, temps perdu, illusions trompeuses. Ne recommence pas à espérer ce que tu n’atteindras jamais.

- J’existe, j’existe enfin pour moi.

- Non, tu survis, tu végètes. Accepte ton sort sans révolte, sans rêve inutile, tu es sur la pente descendante de ta vie, reste tranquille ! Tout est joué, tu as perdu, tu mérites le repos.

- Je me rencontre… J’ai lâché le superflu.

- Tu vas manquer de l’essentiel : la sécurité !

Face à l’impuissance j’apprivoise des forces secrètes, face à l’urgence je fais confiance à mes états intérieurs, face au chaos j’écoute ma propre voix. Je suis sur ce chemin là.

Etonnée, elle n’entendit plus les autres voix, alors elle décida de s’écouter. A partir de ce jour-là, elle ne fut plus seule. Le dialogue qui l’accompagna l’ouvrit à de multiples rencontres."

Extrait de « Contes à aimer. Contes à s’aimer » de Jacques Salomé

mardi 15 août 2017

Cancans sur la place Rouge


Si l'on m'avait dit il y a un an que j'écrirais ce billet d'humeur, j'aurais haussé les épaules et demandé à mon interlocuteur si un cheval de bois lui avait donné un coup de patte. Hélas ! force est de constater qu'en cette presque mi-août, les choses ont changé et que bien de l'eau a coulé sous les ponts de la Moskova.

L'histoire est véridique mais les noms des protagonistes ne sont pas cités par charité. Comme dirait le canard enchaîné, on ne frappe pas un homme à terre, l'homme étant un couple "d'amis" et le "à terre", le plus bas de mon estime.

Il était une fois... mais faisons court pour ne pas lasser les lecteurs. En bref, deux de nos "amis" ont parcouru 3.710 kilomètres pour faire des cancans sur la Place Rouge. Déception, désillusion, consternation et tous les noms en ion du monde - lorsque les faits nous sont revenus, nous étions fort déçus de leur peu d'amitié et de confiance mais surtout stupéfaits de leur manque de discernement. Tous les hommes ne sont pas semblables et il faut agir avec les étrangers en fonction de leur sensibilité, pas de la nôtre. C'était un fort mauvais plan d'aller médire chez un Russe en Russie et ce dernier, chagrin de la situation, a soulagé son cœur en rendant compte à son ami des faits qu'il avait appris. L'ami qui est une partie de nous, nous a rapporté la conversation et aujourd'hui, nous savons enfin à qui nous avons affaire. On se dit aussi que s'ils ont mal parlé en Russie, ils doivent l'avoir fait en Belgique mais nous ne le saurons jamais puisque nous avons coupé le ponts.
Ma philosophie est de dire en face ce que je veux dire à la ou les personnes concernées. J'attends des autres qu'ils fassent la même chose. Si ce n'est pas dans leurs habitudes ou qu'ils préfèrent les ragots, libres à eux, mais cela sans moi.

lundi 14 août 2017

Dimanche chez Mine de Rien à Marcinelle


Dimanche midi au restaurant Mine de Rien après avoir au préalable réservé. Pour moi, devoir laisser un message sur un répondeur n'est pas le top mais j'ai été rappelée donc je n'ai pas à me plaindre.

J'avais lu de nombreux avis sur cette adresse et je voulais la tester par moi-même.

Le cadre est quelconque c'est à dire que la salle de devant est la pièce d'accueil d'une maison particulière. Il y a une autre salle à l'arrière que je n'ai pas visitée.

Ce n'est ni moche ni beau. Sur le mur un grand tableau sert de menu (même si on vous en donne un plastifié mais pas avec les mêmes propositions). C'est un restaurant principalement italien donc il y a des pâtes de toutes les sortes, du poisson, de la viande.

Le service est courtois et relativement rapide. J'avais lu que la salle était extrêmement bruyante ; lors de notre visite et bien que toutes les tables soient occupées, c'était tout à fait correct.

En entrée, nous avons choisi un carpaccio aux truffes et des scampis au Gorgonzola. Les plats étaient corrects mais sans exclamation gustative.



En plat, nous avons tenté le festival de croquettes. 9 croquettes pour 2 sur un lit de salade et de petites tomates et servi avec des frites qui sont arrivées bien après. C'était original et copieux mais cher pour ce que c'était : 18 euros par personne et 4 euros pour une portion de frites.


Avec un apéritif, un quart de rosé et une bouteilles d'eau, notre addition s'élevait à 86 euros. Bien trop cher pour que nous y revenions.

Mine de Rien
Rue du Cazier 11
6001 Charleroi (Marcinelle)
0486 71 29 21
Ouvert   mercredi 12:00–15:00, 18:00–22:00
jeudi 12:00–15:00, 18:00–22:00
vendredi 12:00–15:00, 18:00–22:00
samedi 18:00–22:00
dimanche  12:00–15:00


A bientôt pour de nouvelles découvertes gustatives.

dimanche 13 août 2017

Faire sa part - La légende du colibri


Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : "Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! "

Et le colibri lui répondit : "Je le sais, mais je fais ma part."

samedi 12 août 2017

Mon éponge à vaisselle, mes sous-vêtements et je ne sais plus quoi


Je lis dans le journal Metro de ce matin que la durée de vie d’une éponge de cuisine est…d’une semaine. Une étude scientifique co-réalisée par plusieurs universités allemandes, publiée le 7 juin dernier, m'apprend que les éponges de cuisine ne peuvent pas être utilisées au-delà d’une semaine car elles contiennent en moyenne autant de bactéries que la matière fécale humaine. Pas question de contourner le problème, les laver ne ferait qu’aggraver les choses selon le New York Times car un nettoyage les rendrait en effet plus vulnérables.
Il y a quelques temps, dans une newsletter arrivée dans ma boite mail, je lisais qu'il fallait changer de sous-vêtements tous les jours - par sous-vêtements, on parlait de culotte, shorty, tanga ou string ou autre (dommage qu'ils ne précisent pas ce qu'est l'autre), de chaussettes, de bas ou mi-bas et de soutien-gorge et tant qu'on y est, de tout vêtement que l'on porte à même la peau ou près du corps : t-shirt moulant, débardeur, leggins et collants... tout cela au nom de la sacro-sainte hygiène, des odeurs et même des maladies de peau. Et pour les autres vêtements me demanderez-vous ? Eh bien, c'est la même chose  pour une hygiène optimale, mieux vaut les changer tous les jours... mais on peut éventuellement les garder 2 ou 3 jours...

Je ne sais pas vous, mais des nouvelles comme celles-là, ça me gonfle et mon cerveau n'a qu'une envie, c'est de dire aux rédacteurs de se mêler de leurs culs (cul - vous voyez le rapport entre la matière fécale et les culotte, shorty, tanga, string et surtout autre chose...). J'avais une grand-mère extraordinaire, morte à 93 ans il y a trèèèèèèèèèèès longtemps qui m'a appris bien des choses qui ont fait qui je suis aujourd'hui. Ma grand-mère n'avait ni douche ni baignoire et pourtant elle sentait le propre et le savon Palmolive. Je l'ai toujours connue se lavant dans un bassin, à l'extérieur, par tous les temps, seulement abritée par un auvent en plaques ondulées transparentes, adossé à la maison.


Se laver était pour elle outre une nécessité, un réel plaisir. Était-ce le savon qui lui donnait cette jolie peau toute lisse qui aimait recevoir des baisers ? Elle me criait d'arrêter de l'embrasser  mais ses yeux me disaient encore ; et je ne m'en privais pas. Elle était toujours habillée pareil ; une robe en Diolen et un tablier en nylon pour se protéger car sans machine à laver, vous pensez bien qu'elle ne changeait pas de vêtements tous les jours. La lessive était une affaire sérieuse qui avait lieu dans une bassine en zinc puis le linge était mis à sécher sur les fils dans le jardin. Ma grand-mère disait dans son patois que chaque lavage était un mal pour le linge ; et elle avait bien raison.

Sa vaisselle, elle la faisait dans un évier en faïence blanche et elle déposait les pièces lavées dans le bassin où elle se lavait. Elle n'utilisait pas d'éponge pour sa vaisselle mais une brosse et une lavette et je peux vous assurer qu'elle ne les changeait pas toutes les semaines.


Au vu de sa longue existence et de sa bonne santé, je pense que toutes les bactéries doivent l'avoir protégée. Une affaire à méditer !





vendredi 11 août 2017

Les plus grands fleuves


On recense près de 1144 fleuves allant de 6 895 à 3 kilomètres

Parmi les plus grands fleuves du monde, on compte :

1 Nil  6 895 km Éthiopie - Soudan - Égypte - Rwanda - Tanzanie - Ouganda - Burundi - République démocratique du Congo - Érythrée - Kenya - Mer Méditerranée
2 Amazone  6 700 km Pérou - Colombie - Brésil - Océan Atlantique
3 Yangtze  6 300 km Chine - Mer de Chine
4 Yenisei  5 539 km Russie - Mongolie - Océan Arctique
5 Rivière jaune 5 464 km Chine - Mer de Chine
6 Congo River 4 700 km Républ. dém. du Congo - Congo - Angola - Océan Atlantique
7 Lena 4 472 km Russie - Océan Arctique
8 Mekong  4 425 km Chine - Birmanie - Thaïlande - Laos - Cambodge - Viêt Nam - Océan Indien
9 Niger 4 184 km Guinée - Mali - Niger - Bénin - Nigéria - Océan Atlantique
10 Rio Paraná 4 099 km Brésil - Paraguay - Argentine - Océan Atlantique
11 Mississippi River Delta 3 780 km États Unis - Océan Atlantique
12 Volga 3 692 km Russie - Mer Caspienne
13 Ob’ 3 650 km Russie - Océan Arctique
14 Yukon River 3 185 km Canada - États Unis - Mer de Béring
15 Indus River 3 180 km Chine - Inde - Pakistan - Océan Indien
16 Rio São Francisco 3 160 km Brésil - Océan Atlantique
17 Rio Grande 3 051 km États Unis - Mexique - Océan Atlantique
18 Danube River 3 020 km Allemagne - Autriche - Bulgarie - Croatie - Hongrie - Moldavie - Roumanie - Serbie - Slovaquie - Ukraine - Mer Noire
19 Brahmaputra River 2 896 km Chine - Inde - Bangladesh - Océan Indien
20 Amur River 2 824 km Russie - Chine - Océan Pacifique
21 Salween River 2 815 km Chine - Birmanie - Thaïlande - Océan Indien
22 Euphrates River 2 780 km Turquie - Syrie - Irak - Golfe Persique
23 Zambezi River 2 750 km Zambie - Angola - Namibie - Botswana - Zimbabwe - Mozambique -Océan Indien
24 Rio Tocantins 2 600 km Brésil - Océan Atlantique
25 Amu Darya 2 580 km Afghanistan - Tadjikistan - Ouzbékistan - Turkménistan - Mer d'Aral




jeudi 10 août 2017

Le vocabulaire du vin


Acidité : participe à l’équilibre du vin en lui donnant de la vivacité en bouche.
Acre : le goût âcre est celui qui comporte une âpreté plus ou moins acerbe qui irrite les muqueuses
Ample : vin qui occupe pleinement et longuement la bouche. La persistance aromatique est un critère de qualité.
AOC (Appellation d’Origine Contrôlée): est un signe français qui désigne un produit qui tire son authenticité et sa typicité de son origine géographique.
AOP (Appellation d’Origine Protégée) : désigne la dénomination d’un produit dont la production, la transformation et l’élaboration doivent avoir lieu dans une aire géographique déterminée avec un savoir-faire reconnu et constaté. Il s’agit de la déclinaison au niveau communautaire de l’AOC.
Aqueux : vin qui paraît dilué tant il est peu concentré.
Astringent : vin marqué par des tanins un peu âpres. Il faut lui laisser le temps de s’assouplir.

Boisé : caractéristique d’un vin élevé en barrique. Le fût de chêne apporte des arômes de vanille, de pain grillé ou de noix de coco selon le degré de chauffe du bois.
Bouquet : il apparaît lorsque le vin arrive à maturité. C’est le stade ultime d’épanouissement des arômes.

Cachet : lorsqu’un vin est original.
Capiteux : vin riche en alcool.
Charnu : vin qui apporte plénitude et densité en bouche sous l’effet conjugué de l’alcool et des tanins.
Charpenté : quand un vin a du corps. La dominante de tanins autorise le vieillissement d’un rouge.
Corsé : vin charpenté, gras et riche en alcool.

Décharné : vin sans chair, sans moelleux.
Décrépi : très diminué par un trop long vieillissement.
Délicat : vin léger et fin.
Dur : vin trop riche en tanins et en acidité.

Empyreume : goût désagréable souvent brûlant qui résulte de certaines distillations.
Enveloppé : vin riche en alcool avec du moelleux et du gras.
Épais : très coloré et qui donne une sensation d'épaisseur, de lourdeur dans la bouche.
Épanoui : qui développe bien ses qualité et en particulier son bouquet.
Équilibré : quand les saveurs sont en harmonie. Acidité, moelleux et astringence composent l’équilibre du vin.
Éteint : se dit parfois pour qualifier la disparition des qualités du vin.

Fondu : vin généralement âgé, quand les saveurs sont harmonieusement mêlées.
Fragrance : parfum, odeur, arôme.
Frais : vin légèrement acide qui donne une impression de fraîcheur en bouche.

Glissant : qui par son agrément se boit facilement.
Gouleyant : vin facile à boire, souple et agréable.
Gras : vin moelleux, souple.

Herbacé : vin pas encore mature, aux odeurs d’herbe.

IGP (Indication Géographique Protégée) : désigne des produits agricoles et des denrées alimentaires étroitement liés à une zone géographique, dans laquelle se déroule au moins leur production, leur transformation ou leur élaboration.

Léger : vin léger en alcool, en coloration, à boire rapidement.
Liquoreux : vins blancs les plus doux, à forte teneur en sucre.
Long : dont l'arôme persiste longuement et d'une façon intense dans la bouche.
Lourd : vin chargé en alcool par manque d’acidité.

Mâché : qui est amoindri, le plus souvent temporairement, par une oxydation.
Maigre : qui a du tanin en quantité excessive par rapport à sa chair lorsqu'on parle d'un vin rouge. En blanc, qui manque de moelleux.
Mèche (goût de) : le goût de mèche est celui de l'acide sulfureux. On brûle des mèches soufrées dans les fûts pour les désinfecter.
Moelleux : le vin qui contient des sucres résiduels est doux, moelleux et liquoreux à concentration croissante.
Mordant : d'une acerbité forte ou d'une acidité excessive.
Mou : vin manquant d’acidité.

Nerveux : blanc très sec, raisonnablement acide.

Plat : vin sans arôme.
Plein : vin ample qui par l'intensité et la qualité de ses caractères donne une sensation de plénitude dans la bouche.
Pleurer : utilisé à propos des écoulements transparents (larmes) que laisse le vin sur les parois du verre.
Puissant : vin plein, chargé d’alcool, de matière et d’arômes.
Punais : terme de Bourgogne pour désigner l'odeur d’œufs pourris.

Racé : qui est assez bien typé et original.
Râpeux : vin rouge aux tanins très présents.
Rêche : vin légèrement râpeux.
Rétro-olfaction : permet l’identification des arômes par voie rétro-nasale lorsque le vin est en bouche.
Riche : chaleureux mais bien équilibré et expansif
Robe : nom donné à l'ensemble de la présentation colorée du vin : couleur, limpidité, brillant
Rondeur, rond : vin souple, moelleux, aux tanins non agressifs et qui possède un caractère charnu bien accusé.
Rôti : caractère très spécial donné par la pourriture noble aux vins liquoreux. Il paraît correspondre à la nuance odorante de peau d'agrumes
Rude : d'une astringence importante et d'une quantité en général peu élevée

Souple : vin de faible acidité lors de l’attaque en bouche.
Suave : qualifie l’harmonie des saveurs et l’équilibre d’un vin.

Tanins : éléments organiques (peau, pépin, rafle) de la grappe de raisin. Ils donnent du corps au vin et autorisent son vieillissement.
Tendre : vin légèrement déficient en tanin.
Tranquille : vin non effervescent
Typicité, typé : qui possède le caractère original de son appellation ou de son cru.

Vert : vin à l’acidité excessive.
Vif : frais et léger, comme l’air du printemps
Viril : qualificatif d'un vin bien charpenté et de bouquet puissant

mercredi 9 août 2017

Parole de vie


Je me sens toujours heureux, savez-vous pourquoi ? Parce que je n'attends rien de personne. Les attentes font toujours mal, la vie est courte. Aimez votre vie, soyez heureux, gardez le sourire, et souvenez-vous : avant de parlez, écoutez. Avant d'écrire, réfléchissez. Avant de prier, pardonnez. Avant de blesser, considérez l'autre. Avant de détester, aimez et, avant de mourir, vivez.


Le vocabulaire du yoga



Âsana : posture de Yoga. Ce qui la caractérise est une double attitude d'aisance et de fermeté. En sanskrit, âsana est un mot neutre (ni masculin, ni féminin) qui signifiait à l'origine demeure terrestre des dieux. Le mot est construit sur la racine âs qui signifie : être, habiter, exister, s'asseoir, assiette (terme d'équitation) ou plus simplement siège ou assise.
Bandha : contraction musculaire. Permet de contrôler le prâna en contractant certains organes ou parties du corps. Il y a 3 principaux bandha : Mula-Bandha (Moula-banda), qui est la contraction du périnée, Jalandara-Bandha (djalandara-banda), qui est la contraction du cou et de la gorge, Uddiyana-Bandha (oudianabanda), qui est la contraction de l'abdomen.
Chakra : signifie roue, cercle, disque, centre d'énergie
Dharana : concentration extrême sur un point précis.
Dhyana : méditation profonde
Hatha : la syllabe Ha symbolise l'énergie solaire, la syllabe Tha symbolise l'énergie lunaire. Le Hatha-yoga cherche à unir en soi, à équilibrer, les deux énergies. Hatha signifie également force, signifiant par là que le Hatha-Yoga exige discipline et rigueur pour parvenir à cette union.
Ida : canal destiné au passage de l'énergie lunaire (narine gauche).
Japa: répétition d'un mantra, silencieusement ou à voix haute.
Kapalabhati : procédé de purification des narine et des sinus.
Kriya : techniques de purification du corps.
Kumbhaka : suspension du souffle.
Mantra: paroles ou sons sacrés, investis du pouvoir de protéger, purifier, transformer, l'individu qui les répète.
Mudra (Moudra) : se dit d'une posture qui scelle, qui verrouille le Prâna dans le corps.
Nadi : canal du corps subtil dans lequel s'écoule l'énergie vitale.
Nadi-sodhana : technique de respiration visant à purifier les nadi.
Namasté : salut indien, les mains étant jointes devant la poitrine. Symbolise le yoga par la réunion des deux énergies (figurées par les mains gauche et droite). C'est cette union en soi-même qui symbolise l'être divin qui réside en nous. Ainsi en se saluant, nous saluons la part divine qui est en chacun de nous.
Om namah shivaya : mantra qui accorde l'épanouissement dans le monde et la réalisation spirituelle. Om est le son primordial, namah signifie salut, hommage, shivaya désigne la conscience divine qui réside en chacun de nous.
Pingala : canal destiné au passage de l'énergie solaire (narine droite).
Prâna : souffle, respiration, vie, vitalité, vent, force. C'est l'énergie cosmique qui fait que la vie est possible.
Prânayama : terme générique désignant l'ensemble des pratiques visant à contrôler, amener, faire circuler le Prâna dans le corps, permettant ainsi l'éveil de la conscience. Technique visant à la maîtrise du souffle.
Sadhana : pratique d'une discipline spirituelle, quête.
Sankalpa : résolution positive, sous la forme d'une phrase courte, précise et positive, décrivant un état que je souhaite voir s'incarner dans ma vie. Exemple : “je respire de l'air pur”, si je veux m'arrêter de fumer.
Shanti : paix
Shavasana : posture du cadavre: posture de relaxation
Shri : formule de respect (« Monsieur »)
So ham : “Je suis celui qui est”, sorte de prière répétée inconsciemment dans chaque respiration de toute créature vivante.
Sutra : aphorisme, maxime énoncée en peu de mots
Swami : moine hindou (au féminin: Swamini)
Tratak ou trataka : exercice de purification des yeux
Ujjayi: respiration profonde (= lente et ample) et complète (= utilisant les 3 phases respiratoires). La respiration se fait uniquement par le nez, une légère contraction de l'arrière gorge permet de rétrécir le passage de l'air, le menton est rentré, la nuque étirée. La respiration est sonore ; le bruit venant de la gorge.
Yoga : union, communion. Le but du Yoga est de permettre de réaliser en soi l'union des contraires, de s'unir avec “l'Esprit Suprême”, la Conscience qui imprègne l'univers, pour pouvoir se libérer, s'éveiller.
Yoga Nidra : nidra signifie “sommeil”. Le Yoga nidra, c'est le Yoga du sommeil conscient. Il s'agit ici du sommeil du corps, la conscience intérieure demeurant éveillée. C'est une forme de relaxation longue et approfondie permettant d'explorer les couches intérieures de notre être.
Yogi ou yogini (au féminin) : personne qui pratique le yoga.

mardi 8 août 2017

Le expressions du vent


Expression avec vent : 

A. qui désignent le phénomène du vent

- Avoir le vent en poupe : vient du XIVe siècle et signifie avoir vent arrière, donc par l’arrière du bateau, ce qui dans l’architecture navale de l’époque signifiait être grandement favorisé dans sa course par les éléments.
- Coupe-vent : vêtement ou obstacle spécifiquement destiné à affaiblir voire arrêter le vent
- Le vent tourne : signifie que la direction du vent change ce qui en voile signifie qu’il va falloir adapter la voilure voire changer de cap pour le prendre au mieux.
- Vent alizé : vent régulier du nord-est soufflant dans les basses latitudes, du nord-est au sud-ouest dans l’hémisphère nord, et du sud-est au nord-ouest dans l’hémisphère sud.
- Saute de vent : brutale variation en intensité du vent.
- Au vent : qui est situé du côté d’où vient le vent.
- Sous le vent : qui est situé du côté opposé d’où vient le vent.
- Vent contraire ou vent debout : signifie que l’on se trouve face au vent et donc dans de mauvaise condition pour faire route.
- Aller contre/avoir vents et marée : aller à l’encontre/bénéficier des vents de la marée.
- Coup de vent : terme de la marine codifiant un vent violent (force 8 à 9 sur l'échelle de Beaufort), entre le « grand frais » (force 7) et la « tempête » (force 10).
- Gagner au vent : remonter petit à petit dans la direction d’où vient le vent.
- Bouter vent en penne : quand on veut ralentir un bateau, on le met face au vent. [2]
- Veiller au grain : se réfère en fait à l’attention que les marins donnaient à voir arriver les grains, vent soudain et violent qui ravageait les bateaux.
- Vent largue : allure d’un voilier entre le vent de travers et et le vent grand largue.
- Vent grand largue : allure d’un voilier entre le vent largue et le vent arrière.
- Vent de travers : allure d’un voilier dans laquelle il reçoit le vent perpendiculairement à sa marche.

B. qui ne désignent pas le phénomène du vent

- Vent d’enthousiasme, de liberté, de panique, de folie : émotion collective.
- Le vent était à l’optimiste : la tendance générale était à l’optimisme.
- Contre vents et marées : proposer quelque chose en dépit de tous les obstacles, même de l’avis général.
- Du vent ! : prier quelqu’un ou un animal de s’en aller.
- Quel bon vent vous amène ? : formule de politesse pour accueillir quelqu’un en soulignant que l’on pense que seul du bon peut être amené par cette personne.
- Qui sème le vent récolte la tempête : à ne semer que des contrariétés, même petites, un grave incident va survenir à cause de tout cela.
- Il fait du vent/c’est du vent ! : les actes ou les paroles d’une personne n’étaient qu’un effet d’annonce et n’auront pas d’application réelle.
- Arriver/entrer/partir en coup de vent : arriver/entrer/partir brutalement, sans préavis, parfois sans explication.
- Etre ouvert aux quatre vents : lieu à travers lequel le vent circule librement dans toutes les directions.
- Filer comme le vent : se déplacer rapidement.
- Jeter/disperser quelque chose aux quatre vents : mettre quelque chose en pièce ou séparer un ensemble de choses et les disperser un peu partout.
- Marcher (droit) contre le vent : s’opposer à la tendance générale.
- Etre dans le vent (ne pas) : synonyme (ne pas) être dans le coup, (ne pas) suivre la tendance esthétique ou de comportement d’un groupe social de référence.
- Sentir (passer) le vent du boulet : échapper de très peu à un danger.
- Mettre flamberge au vent : tirer l’épée.
- Mettre fleurette au vent : tenir des propos galants.
- Jeter au vent : disperser en tous sens.
- Le nez au vent : la tête haute pour narguer ou chercher.
- Des quatre vents : de tous les horizons.
- Etre logé aux quatre vents : habiter dans une maison exposée de tous côtés.
- Donner vent au tonneau : faire une ouverture au tonneau pour permettre l’entrée de l’air.
- Fendre le vent : courir extrêmement vite.
- Flotter au gré du vent : (pour un bateau non gouverné) être agité.
- Virer à tout vent : suivre ses impulsions.
- Avoir vent de quelque chose : être informé d’une chose discrète.
- N’avoir ni vent, ni nouvelles de quelque chose : ne pas être informé.
- Autant en emporte le vent : projets vains, qui n’auront pas lieu.
- Vendre du vent et de la fumée : faire des promesses non tenues.
- Avoir du vent dans son sac : parler pour ne rien dire.
- Etre vent dedans, vent dessus, ou avoir du vent dans les voiles : être ivre.
- Le vent tourne : une situation est en train de changer complètement.
- Avoir eu vent de : avoir été informé de quelque chose essentiellement suite à des rumeurs ou sans - - - Vouloir indiquer la source de l’information.
- Lâcher un vent : flatuler.
- Le vent tourne : vient de la marine où quand le vent tourne, l’allure du bateau aussi, synonyme de la chance tourne
- Etre éventé : se dit d’un parfum, d’une saveur qui est devenue fade car mis en contact avec de l’air, - se dit aussi d’un secret qui a été répandu, l’affaire est dite alors éventée.
- Avoir du vent entre les oreilles : manquer d’intelligence ou de constance.
- Se prendre un vent : ne pas recevoir de réponses à une affirmation ou à une question de la part de ses interlocuteurs.
- Mettre un vent : ignorer quelqu’un.
- La rose des vents : figure indiquant les points cardinaux : nord, sud, est, ouest.

lundi 7 août 2017

Les bizarreries de la langue française



Et la prononciation ? Dans le genre : Nous portions nos portions (ou : Nos portions, les portions-nous ?...), on a aussi :

- Les poules du couvent couvent.
- Mes fils ont cassé mes fils.
- Il est de l'est.
- Je vis ces vis.
- Cet homme est fier : peut-on s' y fier ?
- Nous éditions de belles éditions.
- Nous relations ces intéressantes relations.
- Nous acceptions ces diverses acceptions de mots.
- Nous inspections les inspections elles-mêmes.
- Nous exceptions ces exceptions.
- Je suis content qu 'ils nous content cette histoire.
- Il convient qu 'ils convient leurs amis.
- Ils ont un caractère violent et ils violent leurs promesses.
- Ces dames se parent de fleurs pour leur parent.
- Ils expédient leurs lettres; c' est un bon expédient.
- Nos intentions c' est que nous intentions un procès.
- Ils négligent leur devoir; moi, je suis moins négligent.
- Nous objections beaucoup de choses à vos objections.
- Ils résident à Paris chez le résident d' une ambassade étrangère.
- Ces cuisiniers excellent à composer cet excellent plat.
- Les poissons affluent d'un affluent de la rivière.

On parle toujours des quatre coins de la terre... pourquoi ; elle n'est pas ronde ?

Quand un homme se meurt, on dit qu’il s’éteint;
Quand il est mort, on l’appelle «feu»… !!

Pourquoi appelle-t-on «coup de grâce» le coup qui tue ?

On remercie un employé quand on n’est pas content de ses services.

Pourquoi dit-on d’un pauvre malheureux, ruiné, et qui n’a même plus un lit dans lequel se coucher, qu’il est dans de beaux draps ?

Comment distinguer le locataire du propriétaire lorsque ces deux personnes vous disent à la fois: « Je viens de louer un appartement » ?

Comment peut-on faire pour dormir sur ses deux oreilles ?

Pourquoi un bruit transpire-t-il avant d’avoir couru ?

On passe souvent des nuits blanches… quand on a des idées noires.

Pourquoi, lorsque l’on veut avoir de l’argent devant soi, faut-il en mettre de côté ?

Pourquoi, lorsque vous ne partagez pas l'avis de quelqu'un dit-on que "les avis sont partagés ?!"

dimanche 6 août 2017

Sulki - Marie-Thérèse Roux-Vasquez


Sulky était un chien de chasse, après un accident il était resté presque aveugle.
Un jour qu’il chassait le sanglier avec son maître, pris dans sa folle passion, il surestima la force et la puissance d’un gros mâle.
Après une poursuite acharnée le chien se trouva en face d’une bête de 200 kilos, ce n’était pas facile de combattre, car Sulky ne pesait que 30 kilos a peine, acculé dans un coin du bois …Il pouvait rien faire que seulement se défendre.
Le sanglier hargneux et en colère certainement d’avoir été pourchassé voulait sûrement se venger et d’un coup de tête il projeta le chien dans l’air, celui-ci retomba mais le gros sanglier lui redonna un autre coup, le deuxième l’envoya contre un rocher, le chien resta inerte, et baignant dans une flaque de sang.
Au bout de longues recherches le chasseur retrouva son chien qui gémissait, on le conduisit chez le vétérinaire. Celui-ci croyait que le chien ne passerait pas la nuit que le chien allait mourir.
Mais Sulky était un chien très robuste et en bonne santé et se remis vite de ses blessures.
Après plusieurs jours de soins la seule chose qui ne guérissait pas c’était son œil ; le vétérinaire annonça au chasseur que son chien resterait aveugle de l’œil droit.
Sulky se rétablissait vite, pour son maître se fut très dure la nouvelle car il savait que le chien serait en danger avec son handicap, et comme il aimait beaucoup son chien il décida de ne plus faire prendre de risques à son fidèle ami.
En avril il acheta un jeune chien qu’il dressa, puis Septembre , l’ouverture de la chasse arriva.
Sulky était déjà tout excité à l’idée de chasser, mais sa joie fut de courte durée car il compris très vite que c’était le jeune chien qui allait prendre sa place.
Le maître et le jeune chien partaient à la chasse sans lui.
Pourquoi ? Pourquoi son maître ne voulait plus de lui, il ne comprenait pas.

Ce jeune chien était très doué, le chasseur l’aimait beaucoup, petit à petit il oubliait Sulky.
Le pauvre chien restait à la maison. Oh ! Il était bien traité, les enfants jouaient avec lui, il avait la meilleure place près de la cheminée, mais son cœur était bien triste.
Quand le chasseur rentrait de la chasse, il lui grattait affectueusement la tête, mais toute son admiration se portait désormais sur le nouveau chien.
Sulky se sentait très triste, fini les parties de chasse, adieux aux odeurs des lapins, des chevreuils, des sangliers, de l’odeur qui se dégage le matin du lièvre qu’on court au milieu de la bruyère quand on le poursuit au galop.
Sulky n’était bon qua traîner dans la cour à courir quelque fois après les poules et les oies. Ce n’était pas drôle de regarder le nouveau partir à sa place, cela lui paraissait injuste mais que faire ?

Un jour qu’il se promenait dans les champs, il s’éloigna en flairant des odeurs qui lui faisaient oublier sa peine.
Soudain s’en s’apercevoir qu’il s’était éloigné trop loin il se trouva dans un coin inconnu, fatigué il se coucha et s’endormit.
A son réveil, tout contre lui était blottie une petite boule blanche, elle était chaude et respirait calmement.
Sulky fut tout d’abord surpris, mais pas du tout effrayé.
Quelque chose lui disait qu’il ne fallait pas effrayer ce petit animal.
Comme Sulky avait toujours son très bon flaire, curieux il renifla l’animal sans le réveiller. Il reconnut tout de suite que cette boule blanche était un jeune agneau. De son museau il flaira et réveillât tout avec douceur le petit qui ne fut pas du tout surpris de la rencontre avec le chien, l’agneau devait savoir qu’il était en sécurité avec Sulky.
Sulky chercha d’ou pouvait venir l’animal, flaira une piste et identifia de suite qu’elle pouvait être celle d’un troupeau. Dès que le soleil commençait à réchauffer l’air ils se mirent en route ! .

Sulky suivait très sérieusement la trace d’où venait le petit agneau. Le chien s’arrêtait de temps en temps pour attendre le petit car il ne marchait pas très vite.
L’agneau était rassuré, il devait être sur que le chien le conduirait près de sa mère à pas pressées. Ils s’arrêtèrent près d’une rivière pour se désaltérer, car ils avaient faim mais aussi très soif.

Tout en bas d’une colline, il y avait un troupeau avec un berger.
Sulky était sur que c’était de la ou venait le petit, son flair ne le trompait pas.
A mesure qu’ils s’avancèrent le petit agneau reconnu sa mère et se mis à bêler.
Le berger très content d’avoir retrouver le petit agneau qu’il croyait perdu ou mangé par un loup ou un renard.
Gratifia le chien d’un geste de la main, et lui donna du pain du fromage et à boire du lait de brebis.
Que ! Sulky se trouva bien avec le berger et le troupeau. Il ne voulait plus repartir, ici il se sentait utile rassemblait le troupeau et les petits, le soir il faisait la garde.
Le berger n’insista pas pour le renvoyer, car son vieux chien était mort de vieillesse depuis peu, et il n’avait d’autre chien que Sulky pour l’aider jusqu'à l’hiver.
Le berger et Sulky s’entendaient très bien.

Mais comme tout à une fin … L’hiver commençait à montrer son nez, les premiers flocons commençaient à tomber, la brise fraîche à souffler, les nuits étaient froides. Il fallait penser à rentrer à la bergerie au village pour passer l’hiver au chaud.
Dés que furent installées les brebis et leurs petits à la bergerie, le berger se mis à la recherche du propriétaire du chien.

Il demanda au patron du café, la boulangère, personne n’avait entendu parler qu’on recherchait un chien de chasse. C’est chez le boucher qu’il vit une petite annonce.

CHIEN PERDU DEPUIS LE 26 SEPTEMBREIL SE PRENOMME SULKYIL EST DE COULEUR FAUVE, IL LUI MANQUE L’ŒIL DROITRECOMPENSE A QUI LE RAPPORTERAPREVENIR Mr TROUVAT A LA FERME DU CHATAIGNIER

Le berger accompagné du chien se précipita donc à cette adresse. Le chien apercevant la ferme manifesta une certaine joie. Mais tout d’un coup dans la cour devant sa niche, sa joie se transforma en tristesse. La queue entre les jambes la tête baissée. Il resta figé devant le fermier qui lui était très content d’avoir retrouvé son chien.
Après plusieurs tentatives d’essayer d’apprivoiser son chien le fermier du en convenir que Sulky ne voulait plus de lui comme patron.
C’est alors qu’il dit à sa femme « que vais-je faire de ce chien ?
Le berger n’osait rien demander ?

C’est Sulky qui décida de son sort. Et soudain il sauta dans les bras du berger en lui léchant les mains, en lui faisant les fêtes, avec des aboiements qui exprimaient bien ce qu’il voulait.
Le propriétaire de Sulky de cette joie, il fut un peu attristé, car il aimait beaucoup son chien.
Ils avaient de très bons souvenirs de chasse.
Le berger lui expliqua qu’il était content de lui, comment il lui avait rapporté le petit agneau égaré. Comme il était un très bon gardien de troupeau !
Et comme il n’avait plus de chien ! Que le sien était mort, que pour en avoir un aussi efficace pour le printemps c’était un peu juste.
Devant tant de compliments. Le fermier fût très fier de son chien.
Il décida alors de confier Sulky au berger, il savait que le chien avait choisi pour lui qu’il serait heureux. Comme il ne pouvait plus chasser, il serait chien de berger !
Avec un pincement au cœur il céda le chien au berger, tous les deux repartirent sans se retourner.
Sulky était heureux il ne se sentait plus inutile et la joie revint dans son cœur.

Fin

N° ISSN 1297-7861

samedi 5 août 2017

L'INTRUS Marie-Thérèse ROUX-VASQUEZ



Laura se promenait dans le jardin familial .Elle régnait seule dans ce monde d’adultes. Un jour son univers a basculé quand elle voit sa grand-mère Nora se diriger vers elle, accompagnée d’un enfant.
- Laura je te présente Luann, ton petit cousin.
Laura toisa l’enfant et se dit elle-même : « Mais ….je n’ai pas de cousin ? »Avec véhémence , elle répondit :
- Ce n’est pas mon cousin !
Un vif dialogue s’engagea alors entre Nora et sa petite fille.
- Et bien maintenant tu en n’as un !
- Non ! Non et Non!…
Suzanna surprise par les éclats de voix quitta sa cuisine et s’approcha.
- Que se passe-t-il ?
- Ta fille, accepte très mal la présence de Luann.
- Je me doute bien que Laura accepte mal cette situation. Elle n’a jamais vécu avec d’autres enfants si ce n’est à l’école, puisqu’elle est fille unique et elle a son caractère … Ton petit protégé me paraît bien calme.
- Luann ne parle pas bien notre langue et il a vécu tant de choses , le pauvre gosse…Il faudra beaucoup de temps pour s’adapter.
Laura doit désormais apprendre à partager sa vie avec lui. crois-moi , cela fera du bien à tous les deux. Comme prévu je vais te laisser Luann quelques jours .Il a besoin d’une compagnie de son âge. Les deux enfants continuaient de s’ignorer. Luann restait prostré dans son coin, la tête baissée, l’air craintif. Laura l’observait de ses grands yeux effarouchés. Elle n’était vraiment pas prête d’accepter d’un coup un cousin et de surcroît cambodgien !
La grand-mère s’approcha des enfants en appelant Laura . Le petit cambodgien se sentant délaissé s’éloigna pour s’asseoir sur le banc du jardin. La grand-mère prit Laura par les épaules , et se penchant légèrement comme chaque fois qu’elle voulait lui parler sérieusement lui confia en la fixant bien dans les yeux :
- Ma chère Laura , ta maman et moi, avons décidé de laisser Luann quelques jours dans la maison familiale pour que vous fassiez connaissance.
- Ce n’est pas mon cousin ! Riposta Laura avec insistance.
Excédée , Nora se redressa en levant les yeux au ciel, les deux poings sur les hanches en s’exclamant d’une voix forte :
- C’est qu’elle est têtue la petite !
- On ne va pas revenir sur cette discussion .Lui dit sa mère plus fortement.
De nouveau la grand-mère expliqua que Luann était seul au monde depuis la mort de ses parents. Qu’elle l’avait adopté pour qu’il ait une famille et qu’il avait besoin d’affection !
- Nous comptons sur toi pour l’aider comme le ferait une grande sœur, insista la grand mère.
- Ce n’est pas mon cousin , ni mon frère…dit Laura toujours sur la défensive et en tournant le dos.
- Laura, regarde-moi .Je comprends bien qu’il ne soit pas facile pour toi d’accepter Luann.
La petite esquissa un oui de la tête, juste pour avoir la paix.
Quelques jours après, Les parents s’étaient absentés pour un court voyage. La grand-mère faisait la sieste au font du jardin, sous le grand tilleul. Luann jouait avec un ballon. Dans sa fougue il s’approcha inconsciemment de l’étang. Laura assise sur le banc , tout en conversant avec sa poupée, observait discrètement son jeu.
L’inévitable se produisit ;Sur l’herbe glissante et voulant rattraper le ballon Luann tomba à l’eau. Il se débattait comme un diable pour rejoindre la berge.
Que se passait-il en cet instant dans la tête de Laura ? Elle ne faisait rien pour l’aider . De sombres pensées envahissaient son esprit. Elle se disait que s’il pouvait se noyer et ne plus reparaître, ce serait une bonne chose pour elle. En effet, depuis que ce petit cambodgien habitait avec eux , elle avait l’impression de perdre l’amour des siens. Elle n’était plus l’unique enfant de la famille que tous adoraient. Un dialogue nerveux s’engagea entre elle et sa poupée.
- Tu vois, on a des yeux que pour lui, on lui donne des cadeaux à tout moment, on le cajole, ces moindres désirs sont satisfaits…
- Mais enfin, tu n’es pas tout à fait oubliée, tu es toujours leur petite Laura….Bien sûr, on te demande de veiller sur ton cousin, mais c’est vrai qu’il a besoin de ton affection et de ton attention.
Laura prit conscience se la réalité de l’événement ; Luann était vraiment en difficulté. Tout en voulant s’échapper de l’eau il disparut .tout en haussant les épaules elle pensa :
«Après tout, avec un petit effort il peut s’en sortir, l’étang n’est pas si profond.»
Or Luann ne réapparaissait toujours pas . Complètement paniquée elle se précipita vers sa grand-mère endormie.
- Grand-mère ! Grand-mère ! Grand-mère ! cria Laura éplorée. Luann est dans l’étang !
La grand-mère sursauta, faillit tomber à la reverse ne comprenant pas ces cris et ces pleurs.
- Luann est dans l’étang !
- Seigneur Dieu ! Il faut appeler le voisin.
Arrivé en toute hâte , celui-ci plongea et ramena Luann sur la berge . Il était haletant, renvoyait de l’eu mais il était vivant.
- Plus de peur que de mal, ne vous inquiétez pas, affirma-t-il avec soulagement.
Laura alla chercher sa confidente . Elle se rapprocha de sa grand-mère , la tête basse et en serrant très fort sa poupée l’air coupable confia :
- Tu vois grand-mère ! Je ne pouvais pas le laisser mourir .
- Je sais bien ma chérie , rejoignons ton cousin.

Issn 1297-7861
Tous droits réservés pour tous les pays.

Pour écrire à Marie-Thérèse ROUX-VASQUEZ

vendredi 4 août 2017

Estival du conte de Surice 2017




C'est le dimanche 30 juillet de 11 à 22 heures qu'avait lieu la 19e édition de l'Estival du Conte à Surice. Pendant quelques heures, nous avons écouté des histoires en flânant… ou plutôt, nous avons flâné en écoutant des histoires. Qu'importe le flacon, nous avons eu l'ivresse ; ivresse des contes, des légendes, des histoires à une voix ou à plusieurs, avec des objets ou seulement à la force de la pensée. Il y avait des histoires et des activités pour tous les âges sur les pelouses ou les sous-bois du parc de la Vignette. (Ra)conteuses et (ra)conteurs, artistes amateurs et professionnels ont mis durant quelques heures leur grain de sel dans une grande fête des arts de la parole.

Découvrons le programme, agrémenté de quelques photos d'artistes que j'ai eu la chance d'écouter.

Conte (très) jeune public
Bernard Dussenne - dès 6 ans
Le pays de là-bas    
Le lutin à grande barbe et son crapaud ventripotent nous indique le chemin du pays de là-bas. Méfiez-vous ! Il peut nous faire gober n'importe quoi !
Une histoire de jardinier magicien par ici, un dragon à la retraite par-là, un bûcheron qui parle aux arbres... Et quoi encore ? Mais comment revenir chez nous ? En attendant le pont-arc-en-ciel bien sûr !

Catherine Petit - dès 6 mois
Comme un p'tit coquelicot...
(Petite fleur couleur de sang qui poussait sur les champs de bataille pendant la guerre 14-18 et qui en est devenue le symbole).
Une petite souris protège son champ de coquelicots, seul trésor qu'il lui reste dans ce pays dévasté. Sa spécialité est de cuisiner ces fleurs pour en faire des gâteaux, des salades, des tisanes, du sirop et des bonbons... Pas facile de protéger un tel trésor. Pour se défendre et calmer ses animaux qui reviennent affamés et fatigués d'on ne sait où... et drôlement intéressés par ses coquelicots, la petite souris tient tête ! Et heureusement, le Pigeon, grand voyageur, va l'aider...
Dans «Comme un p'tit coquelicot», la guerre est sous-jacente... Même si on ne peut pas parler de la « guerre » à de si petites personnes... Cependant, on peut évoquer l'idée de «je ne partage pas», «c'est à moi», «je protège et défends mon jouet, mon doudou, mon gâteau...» et expliquer qu'une vie triste peut engendrer des comportements étranges. Bref, les conflits qui naissent lors de l'apprentissage de la vie en collectivité et la prise de conscience de l'existence de l'autre sont au cœur du spectacle…

Marianne Bougard - dès 5 ans
Prêtez-moi l'oreille,... Promis, je vous la rendrai !
L’eau, le feu sont vitaux, sur terre. Chacun le sait. Comment les faire revenir sur terre quand, par bêtise ou ennui, on les a fait disparaître ?
Les huit soleils (conte laotien)
La grenouille qui s'embête sur sa pierre plate.

Joëlle Lartelier - Dès 7 mois
La mi Mo
Spectacle musical d'après des textes de Maurice Carême Destiné aux enfants de 7 à 77 mois et leurs parents
Comme des gouttes d'eau sur un carreau,
La musique s'écoule avec grâce
Laissant sur son passage
Une empreinte douce et rythmée.
Les cailloux nous parlent de leurs espoirs, Les papiers nous racontent de drôles d'histoires, Et la croqueuse de mots nous emmène loin ...
Dans son univers.

Karine Moers - dès 2,5 ans
Conteries câlines
"Des histoires, en veux-tu en voilà, des histoires pour les p'tites filles et les p'tis gars, avec maman, avec papa. Des histoires de salami et d'chocolat, et patati et patata...

Muguette Donnay - Dès 4 ans
Viens découvrir des sons étonnants sortis d’une noisette, d’une coquille d’escargot, d’une cupule de gland voire d’autres trésors glanés dans les bois. Viens scier, limer, poncer. Viens fabriquer ton instrument et apprendre à t’en servir autour des comptines et d’histoires à bruiter. Laisse-toi porter par les plaisirs simples que nous offre la nature !

Public familial

Sylvie Alexandre - dès 15 ans
Elles ont des ailes… Le savent-elles ?
 « Marguerite a 12 ans, et elle veut se marier…déjà… ». Son histoire est celle des femmes et de leur quête éternelle de l’Amour, leur besoin d’être aimées au point de laisser leurs ailes se consumer ou de rester enchainées à leurs rêves. On les veut sages, patientes soumises. Elles oublient qu’elles peuvent être puissantes, séductrices, fascinantes et qu’elles seules peuvent défaire les nœuds qui les empêchent de s’envoler. Trois histoires de femmes où se mêlent tendresse, émotion, humour et une pointe de coquinerie.
Pour info, c'est un conte présenté au concours à Chiny en juillet 2015.
Je peux également proposer le conte "Le rose est une couleur noir" présenté à Surice cette année.
Et s'il est trop tard, tant pis pour moi!


Micheline Boland - Dès 12 ans
PETITS ET GRANDS DÉFAUTS, PETITES ET GRANDES ÉPREUVES
Des histoires de faiblesses et de failles humaines.
Des histoires mettant ainsi en scène des personnages curieux, gourmands, paresseux, cupides, envieux ou encore aveugles à leurs propres travers.
Des histoires teintées d'humour, de tendresse ou encore de sagesse.
Des histoires inspirées de contes traditionnels, de récits fantastiques ou d'expériences vécues par Micheline.

Louis Delville - Dès 12 ans
LE CONTEUR DIT TOUJOURS LA VÉRITÉ…
Des contes écrits pour le concours, des contes écrits pour le plaisir.
On mange beaucoup dans les contes de Louis. On mange parfois trop…
On voyage beaucoup dans les contes de Louis : Chine, Pays Inuit, Japon, Royaume d'Anis et toujours le Royaume du bon Roi Albéric…

Claire Dalemont - Dès 14 ans
L’homme à la valise
L'Homme à la valise : mon voisin m'intrigue. Il sort de chez lui chaque matin, une valise à la main ...que peut-elle bien contenir, cette valise ?  L'aventure commence ...
8/10 ans
L'Oeil Double
Un jeune amateur de photos part au parc avec son appareil photo et va se laisser emporter ... vers l'imprévu.

Joëlle Lartelier
Balade contée
Sur les chemins de Grande Randonnée
Destiné à un public familial à partir de 8 ans et leurs parents.
"Arbres, chevaux sauvages et sages
A la crinière verte,
Au grand galop discret
Dans le vent vous piaffez
Debout dans le soleil vous rêvez ..." (J. Prévert) Et nous partirons découvrir en contes, poèmes et chansons ces "êtres" magnifiques sur les chemins de Grandes Randonnées.
Durée : +/- 90 minutes

Catherine Petit - Dès 6 ans
Jean et le secret des mots
"Jean et le secret des mots" est un conte-lyrique inspiré de deux contes des frères Grimm : "Le serpent blanc" et "le serviteur fidèle" avec des chants tels que "Ombra mai fu" de Georg Friedrich Haendel, une traditionnelle ballade écossaise "Ye banks and braes", un chant traditionnel anglais du 16ème : "The three ravens"... Catherine s’accompagne de la Shrutibox.
Un roi qui mange en secret le contenu d'une terrine... un serviteur qui est fidèle et comprend le langage des oiseaux qui disent l’avenir, un cabinet secret avec un portrait que nul ne doit voir, une sorcière qui enferme une princesse belle comme le jour, le fils du roi qui enlève la princesse, la prison pour le serviteur que l’on croit infidèle, ce manque de confiance et d’amour le pétrifie mais le sang d’un enfant étalé sur la statue de pierre et pfuitt !! C’est la vie.
La voix dans le chant et le conte : Il y a le chant et ses émotions… La voix est parlée, chantée traditionnelle, lyrique, blues mélodique… La voix…est mystérieuse. Elle est au service de l’oreille des autres. Bien sûr, il y a les mots parlés, criés, murmurés ou chantés. Chantés pianissimo, mezzo forte, fortissimo… Quelle langue : Français, italien, anglais… Est-ce important ? L’essentiel est de «chatouiller» l’esprit avec l’inhabituel. Provoquer la rêverie vers d’autres contrées. Ouvrir la pensée… La voix peut faire ça !

Marie-France Nizet - Dès 6 ans
Jack et la sorcière de mer
J’aimerais partager avec vous une ou deux histoires issues des brumes ténébreuses de l’Ecosse, entre terre et mer, chant de sirène et complainte des landes...


Jacques Merckx - Dès 12 ans
La Princesse et le Berger
Vous allez vous marier ? Toi et lui ? Jamais !" Mais l'amour rend invincible.
Soslan : Soslan chausse des bottes de 7 lieues, mais il taille trop petit. Heureusement sa course le ramène au milieu de ceux qu'il aime...

Bernard Dussenne - dès 10 ans
Le rêve de Théophile
Un voyage imaginaire au gré des mots, où l'on rit de nos petits travers, de nos vies ...de nous !
Les histoires s'invitent... Tantôt drôles, tantôt sensibles, un brin décalées.
Ici, sans crier gare, les mots déraillent, jouent entre eux... c'est de leur âge !



Vincent Momin - dès 10 ans
Partir à la rencontre de l’histoire d’un homme qui voulait que les contes le portent…et celle d’un peintre, ivre de beauté qui prend son envol….quelques mots, le temps d’une rencontre en conte et musique..
10-15 min



Evelyne Heimst - Dès 10/12 ans
Le Café Du Coin
Natacha se rend tous les jours au café du coin. Tout simplement parce qu'un homme s'y rend également tous les jours. Cet homme, elle le désire depuis si longtemps... Lui adressera-t-il la parole un jour ?
L'entends-tu à présent ?
Lucie est de plus en plus fatiguée. Le soir, elle entend un bruit chez elle. Le matin, elle fait une étrange rencontre dans la rue. Ça la gratte continuellement dans le dos aussi. Mais que cache tout ce qui lui arrive ces derniers jours ?
Dès 10/12 ans


Laure Cech et Philippe Noël - Dès 10 ans
Hommes et Femmes s’emmêlent …
Contes et danses en patchwork
Un spectacle qui évoque différentes facettes des relations homme/femme, joue avec les stéréotypes et les nuances. Des histoires, des textes, de la musique, de la danse :
un patchwork coloré pour rire ou s’émouvoir.




Hélène Stevens - Dès 8 ans
Un monde à l’envers
Deux récits drôles et décapants où de 8 à 108 ans chacun trouvera son compte.
Un monde où un grand méchant renard devient le père de trois poussins adorables qu'il défend avec tendresse et maladresse contre un escadron de poules en colère, expertes en guérillas de poulaillers et un loup particulièrement hypocrite.                          
Un monde où un ours sympa et débonnaire, se retrouve, après une hibernation paisible, au coeur d’une énorme usine où il se fait houspiller par toute une hiérarchie obtuse et où il doit visser 3 boulons par minute dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

Maison du conte et de la Parole de Liège-Verviers - Tout public dès 5 ans
Petits contes en passant...
Devant ou dans leur « Boîte à histoires», les conteurs de la Maison du Conte de Liège partagent quelques histoires choisies en fonction du public. A l'intérieur, si le temps y oblige : un petit moment intime pour une quinzaine d'enfants ou quelques familles. A l'extérieur, si le soleil le permet : des contes pour les flâneurs qui se posent le temps d’une, deux ou trois histoires. Guettez la musique du saxo, elle vous invitera à venir vous installer et nous écouter !


Thérèse Mansion
L'âme des jardiniers
Celui qui cultive la terre, fait jaillir la vie et de cette vie nouvelle éclosent les fleurs les plus belles! A travers les jardins et ceux qui les cultivent, la vie bat son plein, les graines poussent et les jardiniers offrent leur sagesse et leur amour ......tout simplement!
pour les amoureux de la nature à partir de 6 ans

Christina Previotto - Dès 5 ans
Une excursion périlleuse
Léo, enfant agité, nerveux et maladroit est rejeté par tous. Il apprend l’existence d’une plante mystérieuse capable de la guérir et il part à sa recherche.
Hélas, cette plante ne pousse que sur le territoire de Grogoin, un ogre sanguinaire mangeur d’enfants !
Léo parviendra-t-il à se procurer cette plante, à guérir et à être apprécié de ses proches ?
Rencontre avec des personnages d’autres contes classiques…
L'iguadron de la tour
À 9 ans, François voyage pour la première fois, vers l’Amérique, à bord d’un magnifique trois mâts. Hélas, après une attaque de pirates, ils subissent une formidable tempête qui ravage le navire.
François échoue, seul, sur une île déserte et doit lutter pour sa survie. Fort heureusement, les habitants l’accueillent et François trouve une statuette très spéciale qui devient son compagnon et confident.
Mais les pirates rôdent toujours !
Quel autre mystère recèle la tour de l’île ?
Que deviendra François ?
Petit clin d’œil à Robinson Crusoé, aventure, pirates bataille...



Paul Fauconnier - A partir de 6 ans...
Pensez-vous ?
Contes 'philosophiques', destinés aux enfants accompagnés des parents.
Il n'est jamais trop tôt pour philosopher...  Des histoires comme support à la réflexion, loin de la psychanalyse, mais au plus près du ressenti de chacun.  Une tentative de dialogue, de partage...
C'est fantastique, hein ?
Les fées, les sorciers, c'est bien.  Mais quand il n'y a ni fée ni sorcier, c'est fantastique, non ?



Oliviero Vendraminetto - Dès 10 ans
J’ai un sac magique. Un sac lourd et léger à la fois. Ce qu’il contient ? Tout et n’importe quoi : un sac de voyage. Il contient des voyages. Des voyages dans des mondes incroyables et pourtant si profonds en nous-mêmes. Un sac plein d’histoires qui se voient avec les oreilles. Je vous avais bien dit que ce sac était magique…




Animation(s)

Thomas Evrard
Atelier intergénérationnel (enfants - parents)
Au départ d'une histoire contée de 5-10 minutes (sur une thématique choisie), Thomas propose aux participants de jongler avec le pastel gras afin de laisser leur imagination folle prendre place sur du papier.
On gratte, On y ajoute de l'écoline ... Résultat : un dessin original extraordinaire !
Durée : plus ou moins une demi- heure.
Public : enfants (6 -12 ans ) et leurs parents



Balades à dos d’âne
...avec les Balad’ânes de l’Hermeton qui fêteront bientôt leurs dix ans. Au fil des ans, au rythme des rencontres, des formations, des échanges avec les bourricotiers, Karl a approfondi sa connaissance de l’âne.
Au centre de la démarche, il place le rôle de médiateur que Monseigneur Bourricot peut jouer.
L’âne nous fait découvrir des faces cachées de notre environnement, nous invite à appréhender l’autre différemment, retisse des liens entre les personnes, favorise des dynamiques de groupe. L’âne facilite l’ouverture de nombreuses portes. Un sésame!

Le Théâtre de la Cave
Par monts et par vaux
Il s’en passe des choses, à l’ombre de notre roulotte! Lutins facétieux, sorcières espiègles, démons sympas et moins sympas, chevaliers sans peur et parfois sans reproche, rois autoritaires, génies pas toujours malins, arbres bavards et autres personnages hauts en couleurs se bousculent dans une joyeuse farandole pour le plus grand plaisir d’un public familial. Prenez place, les trois coups retentissent, la fête peut commencer!


Jonglerie / Cirque
Un atelier cirque ou petits et grands pourront devenir, un instant au moins, artiste de rue. Apprenez à jongler, faire du diabolo, équilibrer un bâton du diable. Essayez de tenir en équilibre sur le rola-bola ou (pourquoi pas ?) sur un monocycle... Partagez entre générations autour d’une même discipline. Amusez-vous avec les assiettes chinoises. Épater vos parents ou vos enfants, en réussissant l’impossible!
 Accessible à tous (accompagnement par un parent pour les plus jeunes !)

Contes IMPROVISES
Conteuses et conteurs relèvent une nouvelle fois le défi : raconter des histoires inventées au pied levé. Séance orchestrée par Micheline Boland et Louis Delville, membres d’Improcarolo.

Grimage
Avec Murie Sainthuile

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Il nous a fallu faire des choix car plusieurs spectacles se déroulaient en même temps.
Quelle belle après-midi nous avons passée d'autant qu'il faisait assez beau même si la grenouille annonçait de la pluie... mais ça, c'est une autre histoire !

jeudi 3 août 2017

Olivier Terwagne à La Ruche Théâtre à Marcinelle et restaurant-brasserie de La Ruche


OLIVIER TERWAGNE – QUATUOR
CONCERT
LA RUCHE THÉÂTRE/GRENIER
29 JUILLET – 20H30

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29 juillet. Avec quelques copines nous avons décidé d'aller voir Olivier Terwagne en concert. Nous l'avions découvert à La Guinguette Littéraire de Mons il y a tout juste un an moins un jour et nous avions fort apprécié. Donc nous voilà à La Ruche Théâtre une heure trente avant le début du concert pour manger un morceau au restaurant-brasserie de La Ruche. Déception alors qu'il y aurait tout pour que cette expérience soit théâtralement idyllique. Il fait beaucoup trop chaud pour que ce moment soit agréable. Et, même si la serveuse est accorte, le temps infini avant de recevoir son plat nous enlève presque l'envie de manger. Pour être à l'heure dans la salle, il nous faut nous dépêcher nous privant d'un dessert et d'un café. Côté prix, c'est cher. 18 euros le hamburger maison... servi avec des frites croustillantes +++ . Ce ne sera pas la découverte de l'année et on choisira un autre endroit pour une prochaine sortie.


Sorties tard, nous avons heureusement pu compter sur une amie qui nous avait gardé des places. Le grenier est sold out et des gens se font gentiment évincer à la billetterie. Nous nous installons confortablement dans un grenier surchauffé et le spectacle commence. Voix off qui lit un journal retrouvé dans une maison abandonnée puis les premiers accords de l'excellent quatuor qui accompagne Olivier Terwagne.


Issu de la « French toy’s pop song mélancomique » comme il se plaît à le dire, Olivier Terwagne vous emmène dans son univers cabaret mélangeant jouets d’enfant, piano, accordéon, sons électroniques et autres instruments comme le cor ou encore le violon. Le chanteur, avec ses acolytes Stéphanie Gilly (Cor, sax soprano, trompette, flûte, sax ténor, Ewi), Adrien Fortemps (Batterie), Benjamin Albertani (Basse) et Françoise Derissen (violon) jette un regard poétique et satirique sur notre époque.


Il se produisait dans le cadre du Festival Eté Divert’, sur une idée de Daniel Branswyk, administrateur de La Ruche Théâtre et trésorier de Divertiscènes. Grand passionné de théâtre, il rêvait de voir naître à Charleroi un festival d’été à l’instar de Spa ou même, soyons fous, d’Avignon.

Son idée était d’occuper les espaces de La Ruche Théâtre et du Poche Théâtre durant les deux mois d’été afin d’offrir la possibilité aux habitants de la région ou aux touristes de s’occuper culturellement durant leur passage à Charleroi. Divertiscènes pourrait alors louer ces bâtiments qui restent vides durant près de deux mois et, par la même occasion, soutenir les artistes en leur proposant des salles à prix cassés voire même totalement gratuites pour y organiser des événements à caractère culturel (spectacles, concerts ou stages).

Ce projet qui collait parfaitement à nos missions de développement du spectacle de divertissement, de soutien aux artistes et de divertissement a fait l’unanimité au sein de l’équipe de Divertiscènes. Nous y avons vu une opportunité à saisir dans l’exploitation de ce créneau encore inoccupé à Charleroi.

C’était donc l’occasion pour la plate-forme de se démarquer de ses homologues culturels qui, durant la période de juillet et août, rechargent leur batterie et proposent peu, voire pas du tout, d’activités estivales. En outre, au travers ce festival, nous pourrions concrètement participer à la diversité et multiplicité des formes artistiques et enfin, faire rayonner Charleroi partout en Belgique francophone.


Nous avons toutes passé un fort bon moment et retrouverons ce talentueux artiste avec plaisir.